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Nos coordonnées

Chambre d'Agriculture
de Côte-d'Or

1, rue des Coulots
CS 700 74
21 110 BRETENIERE

Horaires d'ouverture

  • Du lundi au jeudi : 9h00 à 12h00 - 14h00 à 17h00
    (veille de jour férié jusqu'à 16h00)
  • Le vendredi : 9h00 à 12h00 - 14h00 à 16h00

Contact

03.80.68.66.00
accueil (at) cote-dor.chambagri.fr

La Chambre d'Agriculture de Côte d'Or assure un appui technique auprès des producteurs de la région. Une convention de partenariat lie la Chambre Départementale et les coopératives Coteaux Bourguignons et Socofruits Bourgogne. Fabrice Ecalle travaille à temps plein sur cette production, avec l'aide de Pierre Petitot conseiller en viticulture qui consacre une partie de son temps de travail à la culture du cassis.
Leurs rôles dans ce domaine sont :
- le conseil dans les choix des techniques culturales, l'animation de réunions techniques
- la réalisation de bulletins d' informations des risques phytosanitaires à partir d'observations sur le terrain
- la diffusion des références acquises lors des expérimentations d'amélioration de la conduite culturale
- le suivi des maturités (prévision des dates de récolte conciliant productivité et qualité industrielle)
- l'assistance aux coopératives pour la mise en œuvre de la Production Fruitière Intégrée, charte de production de qualité, réglementaire et respectueuse de l'environnement (évolution du cahier des charges, contrôle interne)
- l'aide à la mise en place et suivi des productions biologiques.

L'Avert Cassis : bulletin technique pour les productions de cassis à fruits et à bourgeons

Depuis 2009, le Service Régional de la Protection des Végétaux ne prend plus en charge la gestion des bulletins techniques. Pour les cultures de cassis, la Chambre d'Agriculture de Côte d'Or assure désormais la rédaction des bulletins et les envois : « Avertissements Agricoles Fruits » a cédé la place à «L'Avert Cassis».
Le réseau est constitué d'une trentaine de parcelles fruits et bourgeons couvrant un périmètre allant de Sacquenay (nord de la Côte d'Or) à Bragny sur Saône (nord de la Saône et Loire).
L'objectif de ce bulletin est de fournir aux producteurs une information technique neutre afin d'avertir des risques phytosanitaires encourus dans la région.
Des informations complémentaires pourront s'y glisser, sur les évolutions réglementaires par exemple.
Les parutions sont prévues tous les 15 jours, de fin mars à fin juin, complétées si nécessaires par des parutions intermédiaires "Flash Cassis" et un bulletin supplémentaire en juillet, après la récolte.
L'abonnement annuel est fixé à 80 € HT pour les non adhérents aux coopératives de producteurs Socofruits et Coteaux Bourguignons ; l'envoi se fait uniquement par courrier électronique.


présentation d'un exemple
formulaire de demande d'adhésion

L'itinéraire technique du cassis bourguignon à destination de la liquoristerie.

La production des cassissiers va dépendre, sans parler des aléas climatiques, des moyens que le producteur souhaite consentir (investissements techniques, main d'œuvre...). Le choix de la parcelle est le premier facteur déterminant les résultats quantitatifs et qualitatifs des futures récoltes ; les sols hydromorphes ou à fort risque de chlorose ainsi que les zones gélives aux printemps étant les principales situations à exclure.

Les cassissiers sont plantés sous forme de boutures en rangs espacés d'environ trois mètres et entretenus à l'état de buissons. Ils commencent à être réellement productifs à partir de la troisième année. Leur durée de vie va de 10 à 20 ans selon les parcelles.
Deux variétés prédominent en Bourgogne : le Noir de Bourgogne (75 % des surfaces) et le Blackdown.
- Le Noir de Bourgogne est préféré par les liquoristes pour ses qualités aromatiques inégalées. Il est utilisé pour la fabrication des produits haut de gamme. Mais cette variété a des handicaps agronomiques :
▪ elle est très sensible aux maladies notamment à l'oïdium
▪ elle présente une mauvaise autofécondation. Pour améliorer la pollinisation, le producteur implante un pied sur six à dix la variété Royal de Naples, dont les caractéristiques aromatiques conviennent dans cette proportion aux liquoristes.
▪ elle est sensible à la coulure. Le Noir de Bourgogne semble fragile aux aléas climatiques de la floraison à la nouaison : froid, vent sec, pluie continue...
De ces inconvénients découlent des rendements instables, en moyenne d'environ 3 T/Ha seulement, avec d'importantes variations.
- Le Blackdown présente des qualités aromatiques inférieures mais apporte une bonne complémentarité pour la confection de crèmes standard. Son prix d'achat est en dessous du Noir de Bourgogne mais son potentiel de rendement est plus élevé. Sa floraison précoce lui confère une sensibilité accrue au gel. Il est également sensible aux maladies. Le rendement moyen de cette variété se situe autour de 7 T/Ha, mais il existe aussi une grande variabilité entre parcelles et entre années.

Opérations de taille
Principalement manuelle, la taille des plants en hiver nécessite beaucoup de main d'œuvre. Elle permet d'une part d'aérer le buisson (ce qui limite l'apparition de maladies fongiques), d'enlever les bois morts (réservoirs de pathogènes), et surtout de favoriser le renouvellement des rameaux au centre de la souche en supprimant les branches les plus anciennes. La productivité est meilleure dans les vergers taillés régulièrement et leur durée de vie est supérieure. L'élimination des bois morts en hiver limite leur tri à la récolte.

Désherbage
Les deux premières années sont problématiques par un manque de produit sélectifs homologués pour cette culture ; le recours au binage manuel sur le rang est inévitable pour palier l'insuffisance de spectre et de rémanence de l'isoxaben. L'enherbement maîtrisé entre rangs est de rigueur pour minimiser l'emploi d'herbicides et limiter le tassement des passages successifs de tracteurs et vendangeuses.

Protection phytosanitaire
- Lutte contre les maladies
L'oïdium est la maladie la plus préjudiciable pour une majorité des parcelles. Elle apparaît généralement à partir de la floraison et sa propagation est souvent rapide. Dans les parcelles habituellement contaminées, la protection doit être dans un premier temps préventive à partir de la mi-floraison. Le nombre restreint de produits phytosanitaires homologués pour cet usage limite les possibilités de programme de traitement et augmente le risque d'apparition de résistance.
L'anthracnose apparaît généralement plus tôt, mais la lutte peut être raisonnée en fonction des projections d'ascospores mesurées sur un poste centré dans la région. L'information est transmise à travers les bulletins techniques, qui conjuguée aux prévisions météorologiques, indique les risques d'apparition et de propagation de la maladie. Les traitements à base de mancozèbe ou de dithianon sont appliqués en fonction.
Cette protection permet généralement de contrôler la rouille. Le complexe de ces deux maladies doit être considéré jusqu'en août pour éviter une chute trop précoce des feuilles avec des conséquences sur la mise en réserve avant l'hiver.

- Lutte contre les principaux ravageurs
Le puceron vert est le plus fréquent mais il est bien maitrisé par l'application d'un aphicide spécifique. Le puceron cendré est moins rencontré mais sa nuisibilité est supérieure par un ralentissement des pousses qu'il colonise rapidement.
Les attaques de chenilles (tordeuses, phalènes, teignes) sont peu fréquentes mais très préjudiciables certaines années (destructions des fleurs).
Les acariens jaunes sont présents dans certains vergers, et peuvent causer d'importants dégâts lors de périodes climatiques propices (chaud et sec). Les populations ont été bien contrôlées ces dernières années par les typhlodromes prédateurs. Les producteurs ont favorisé le développement de ces auxiliaires en minimisant le recours aux pyréthrinoïdes.
La cochenille blanche du mûrier pose de gros problèmes dans certaines parcelles (affaiblissement important puis mort des plants). Les opérations de taille et les applications d'huile blanches au stade hivernant sont souvent insuffisantes. Un traitement insecticide serait envisageable en post récolte lors de l'essaimage estival, mais aucun produit n'est homologué à ce jour pour cet usage.
Tolérée dans la plupart des parcelles, la sésie (chenille qui creuse des galeries dans les rameaux) finit par provoquer un affaiblissement des pieds lorsque les populations sont importantes. L'impact sur le rendement est plus que probable, sans qu'il ait été toutefois mesuré. La surveillance des vols par piégeage à phéromone est possible pour cibler les interventions.

Pour l'utilisation des fongicides comme des insecticides, l'impact sur la faune auxiliaire et l'environnement, le risque de résidus de substances actives dans les fruits sont pris en considération. Les exigences des acheteurs sont grandissantes dans ce domaine ; la traçabilité et le respect de la réglementation (nombre d'applications, délai avant récolte...) sont intégralement pris en compte par les producteurs. A ce titre, un programme d'analyse des résidus est effectué chaque campagne en collaboration avec les liquoristes.

Récolte
Mécanisée par l'adaptation de vendangeuse (ce qui n'exclut pas des interventions manuelles de tri et de manutention), la récolte doit être réalisée à maturité optimale pour une bonne qualité : trop tôt les grains immatures sont néfastes, trop tard les pertes par chutes des baies diminuent d'autant le rendement et la présence de grains "figués" nuit au goût et à la conservation des fruits. Le délai de livraison doit être réduit au maximum car le produit se dégrade vite à température ambiante.
Sous l'égide du CICD (Comité Interprofessionnel du Cassis de Dijon), des suivis de maturité d'un réseau de parcelles sont réalisés chaque année par la Chambre d'Agriculture de Côte d'Or pour indiquer aux producteurs et aux liquoristes des prévisions de dates de récolte. Des échantillons de jus sont évalués par réfractométrie.

Production biologique
Quelques producteurs bourguignons tentent d'exclure l'utilisation de produits phytosanitaires de synthèse. Le contrôle des adventices est leur principal souci car la conduite en buisson rend difficile le travail du sol entre les pieds à l'aide d'outil de type inter-ceps. La durée de vie des vergers est réduite par les attaques de maladies.
D'autre part, aucun produit phytosanitaire homologué en France sur cassissier n'est à l'heure actuelle autorisé en agriculture biologique. Pas même le cuivre ne peut donc être employé, y compris en post récolte.
Des travaux d'expérimentations menés actuellement par la Chambre d'Agriculture de Côte d'Or visent notamment à démontrer l'intérêt de produits biologiques en complément de programmes conventionnels.

Contacts

Fabrice ÉCALLE
Tel: 03 80 68 66 80

 

 

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